Emmanuel Roblès compte parmi les auteurs essentiels du XXème siècle

Aidé, à ses débuts, par Albert Camus, dont il est rapidement devenu l’ami, Roblès a appartenu au groupe de jeunes écrivains en herbe qu’on allait bientôt désigner comme celui de « L’École d’Alger ».

Publié à ses débuts par l’éditeur et libraire Edmond Charlot, il a ensuite rejoint les éditions du Seuil. À la fois romancier, nouvelliste, dramaturge et journaliste, Roblès nous a légué une œuvre capitale et surtout, il a conservé les notes préparatoires, les ébauches et les premières versions de bon nombre de ses textes.

Le fonds Emmanuel Roblès dépasse donc largement le cadre de l’œuvre publié puisque la fille de l’écrivain, Jacqueline Roblès-Macek dispose de la totalité des carnets de notes, des manuscrits (ébauches et diverses versions), des tapuscrits, des épreuves corrigées et de la correspondance de son père. Le fonds comprend aussi des textes et des documents qui témoignent de l’engagement d’Emmanuel Roblès dans son époque et de son rôle dans l’émergence d’une littérature maghrébine. Ce fonds a été déposé à la BFM de Limoges en 2005.

Comme on s’en doute, avec la généralisation de l’ordinateur, pour les auteurs de la fin du XXème siècle et ceux du XXIème, nous disposerons de moins en moins de versions manuscrites de leurs textes. Le fonds Roblès en devient d’autant plus précieux : il fait partie du patrimoine manuscrit du XXème siècle.